 |
© Oroblues
|
Une
chronique, un mot : Première
C’est ma toute première fois au
Divan du Monde, la première fois que je vois Electric Mary sur scène, la
première fois que j’ai un pass photo… Bref, ceci est ma première chronique et
je ne vous demanderai aucune indulgence musicale.
 |
© Oroblues
|
Paris, le 11 novembre 2012,
Electric Mary nous présente leur troisième album intitulé III et le public attend les australiens de pieds fermes ! Dès
les premières notes, le groove s’installe, ce qui tranche foncièrement avec le
groupe de première partie, les français Sticky Boys, beaucoup plus binaire mais
tout de même efficace. Le rock’n roll est, quant à lui, porté par un chanteur
mi-John Garcia (pour le physique) mi-Chris Cornell (pour la voix), d’une classe
internationale et indéniable. Il prend des positions plus que suggestives tout
au long du concert et adore se pavaner avec son long manteau noir au col
fourré. Face à lui, un public qui connaît (presque) toutes les chansons et un
bassiste survolté qui en profite. Alex Raunjak prend un plaisir fou sur scène
et il sait parfaitement nous le transmettre. Il prendra quelques bains de foule
pour le plaisir des plus grands fans, ce qui va en aucun cas le calmer !
Et c’est tant mieux. La soirée annonce un style de plus en plus stoner et
malgré sa discrétion, le nouveau guitariste gaucher ne se laisse pas
impressionner ; il s’abandonne à des solos maîtrisés qui nous mettent tous
d’accord. Le groupe nous livrera aussi quelques clins d’œil : pendant un
break, Rusty Brown entonnera Two minutes
to midnight et le guitariste Pete Robinson commencera à jouer Hallowed be thy name ce qui fera
beaucoup rire la salle. Ces moments sont à la fois une façon de renforcer le
lien avec la horde de chevelus en jean mais ils paraissent toutefois trop
longs… Aucun problème, Electric Mary achèvera son concert par un tube (un
autre ?) My best friend, hymne
que tout le monde reprendra en chœur, histoire de mettre un point d’honneur à
une soirée pleine de promesses riffement tenues !
 |
© Oroblues
|
Electric Mary nous a donc
électrifié avec un rock’n roll à la limite du bestial. Après un match de rugby
perdu la veille face à la France, les australiens ont pris leur revanche (et
pas qu’à moitié !) à coups de guitare, de bières et de mid-tempos
ravageurs.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire