dimanche 27 janvier 2013

Electric Mary au Divan du Monde



© Oroblues
Une chronique, un mot : Première
C’est ma toute première fois au Divan du Monde, la première fois que je vois Electric Mary sur scène, la première fois que j’ai un pass photo… Bref, ceci est ma première chronique et je ne vous demanderai aucune indulgence musicale. 

© Oroblues
Paris, le 11 novembre 2012, Electric Mary nous présente leur troisième album intitulé III et le public attend les australiens de pieds fermes ! Dès les premières notes, le groove s’installe, ce qui tranche foncièrement avec le groupe de première partie, les français Sticky Boys, beaucoup plus binaire mais tout de même efficace. Le rock’n roll est, quant à lui, porté par un chanteur mi-John Garcia (pour le physique) mi-Chris Cornell (pour la voix), d’une classe internationale et indéniable. Il prend des positions plus que suggestives tout au long du concert et adore se pavaner avec son long manteau noir au col fourré. Face à lui, un public qui connaît (presque) toutes les chansons et un bassiste survolté qui en profite. Alex Raunjak prend un plaisir fou sur scène et il sait parfaitement nous le transmettre. Il prendra quelques bains de foule pour le plaisir des plus grands fans, ce qui va en aucun cas le calmer ! Et c’est tant mieux. La soirée annonce un style de plus en plus stoner et malgré sa discrétion, le nouveau guitariste gaucher ne se laisse pas impressionner ; il s’abandonne à des solos maîtrisés qui nous mettent tous d’accord. Le groupe nous livrera aussi quelques clins d’œil : pendant un break, Rusty Brown entonnera Two minutes to midnight et le guitariste Pete Robinson commencera à jouer Hallowed be thy name ce qui fera beaucoup rire la salle. Ces moments sont à la fois une façon de renforcer le lien avec la horde de chevelus en jean mais ils paraissent toutefois trop longs… Aucun problème, Electric Mary achèvera son concert par un tube (un autre ?) My best friend, hymne que tout le monde reprendra en chœur, histoire de mettre un point d’honneur à une soirée pleine de promesses riffement tenues !

© Oroblues
  Electric Mary nous a donc électrifié avec un rock’n roll à la limite du bestial. Après un match de rugby perdu la veille face à la France, les australiens ont pris leur revanche (et pas qu’à moitié !) à coups de guitare, de bières et de mid-tempos ravageurs.


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