Vendredi 16 novembre, me voilà de
retour au Divan du Monde pour une affiche trash/hardcore sous le signe de la
francophonie, quoi de mieux pour commencer un week-end ? A partir du
moment où on a sa première bière entre les mains, absolument rien.
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| © Oroblues |
Ce soir, il y a deux premières
parties avant l’arrivée de l’Esprit du Clan : Inside Conflict et Anonymus.
Je ne vous cache pas que je rate le premier groupe pour cause de bouchons
monumentaux sur le périphérique… J’arrive enfin, Anonymus commence tout juste
leur set, je joue des coudes, me voilà devant et en quelques secondes je suis
bluffée. Tous les membres du groupe dégagent une sympathie monstrueuse sur
scène. Cela fait vint-trois ans qu’ils parcourent les routes et ils ne sont pas
prêts de s’arrêter ! Pendant quarante-cinq minutes, les québécois d’Anonymus
nous insuffle un trash décontracté ponctué de refrains fédérateurs comme « yeah, yeah, awaye, nous sommes tous sous
pression ». Des paroles proches du punk, un professionnalisme
indiscutable, Anonymus nous a donné la rage de vivre. Vers 21h15, l’Esprit du
Clan déboule littéralement sur scène. Ils sont toujours six aux commandes et
c’est ensemble qu’ils viennent remuer la terre et les idées. Avec des textes lourds
de sens que l’on aurait eu tord d’oublier comme Fils de personne, Athésist
metal ou encore On rase pas les murs,
leur hardcore teinté de metal est brutal (mention spéciale à Bastos, leur
batteur, car il est impressionnant) mais bougrement rassembleur. L’énergie de
la scène se répercute sur la salle, le public est déchaîné : un nombre
incalculable de pogos auxquels viennent se mêler les « hardcore
danceurs », un circle pit et un wall of death lancés tous deux par Arsène,
qui n’a pas quitté sa casquette malgré les hectolitres de sueur déversés
pendant le concert. Chapitre V :
Drama est le titre de leur dernier
album (2011) et c’est avec honnêteté qu’ils viennent nous le balancer. Plus
tard dans la soirée nous apprendrons que le guitariste, Chamka, est papa :
une raison supplémentaire de dévaster les lieux par le pillage dans cette
fournaise ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu une telle
cohésion entre les musiciens et le public, et c’est pour moi, ce qui a fait la
grande différence ce soir.
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| © Oroblues |
L’Esprit du Clan nous a permis un
retour vers la réalité du hardcore : ici personne n’est sous-estimé, ce
qui importe c’est la communion abrupte des « ptits salopards » qui
trainent dans la fosse, comme dirait Arsène. Le ton est fort, le partage sans
rival.
ps : mille excuses pour les "photos", carte sd oubliée... Photos made in HTC...


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