dimanche 27 janvier 2013

Anonymus et l'Esprit du Clan au Divan du Monde




Vendredi 16 novembre, me voilà de retour au Divan du Monde pour une affiche trash/hardcore sous le signe de la francophonie, quoi de mieux pour commencer un week-end ? A partir du moment où on a sa première bière entre les mains, absolument rien. 

© Oroblues
Ce soir, il y a deux premières parties avant l’arrivée de l’Esprit du Clan : Inside Conflict et Anonymus. Je ne vous cache pas que je rate le premier groupe pour cause de bouchons monumentaux sur le périphérique… J’arrive enfin, Anonymus commence tout juste leur set, je joue des coudes, me voilà devant et en quelques secondes je suis bluffée. Tous les membres du groupe dégagent une sympathie monstrueuse sur scène. Cela fait vint-trois ans qu’ils parcourent les routes et ils ne sont pas prêts de s’arrêter ! Pendant quarante-cinq minutes, les québécois d’Anonymus nous insuffle un trash décontracté ponctué de refrains fédérateurs comme « yeah, yeah, awaye, nous sommes tous sous pression ». Des paroles proches du punk, un professionnalisme indiscutable, Anonymus nous a donné la rage de vivre. Vers 21h15, l’Esprit du Clan déboule littéralement sur scène. Ils sont toujours six aux commandes et c’est ensemble qu’ils viennent remuer la terre et les idées. Avec des textes lourds de sens que l’on aurait eu tord d’oublier comme Fils de personne, Athésist metal ou encore On rase pas les murs, leur hardcore teinté de metal est brutal (mention spéciale à Bastos, leur batteur, car il est impressionnant) mais bougrement rassembleur. L’énergie de la scène se répercute sur la salle, le public est déchaîné : un nombre incalculable de pogos auxquels viennent se mêler les « hardcore danceurs », un circle pit et un wall of death lancés tous deux par Arsène, qui n’a pas quitté sa casquette malgré les hectolitres de sueur déversés pendant le concert. Chapitre V : Drama est le titre de leur dernier album (2011) et c’est avec honnêteté qu’ils viennent nous le balancer. Plus tard dans la soirée nous apprendrons que le guitariste, Chamka, est papa : une raison supplémentaire de dévaster les lieux par le pillage dans cette fournaise ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu une telle cohésion entre les musiciens et le public, et c’est pour moi, ce qui a fait la grande différence ce soir.  

© Oroblues
L’Esprit du Clan nous a permis un retour vers la réalité du hardcore : ici personne n’est sous-estimé, ce qui importe c’est la communion abrupte des « ptits salopards » qui trainent dans la fosse, comme dirait Arsène. Le ton est fort, le partage sans rival.


ps : mille excuses pour les "photos", carte sd oubliée... Photos made in HTC...


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