Un spectacle de et par Alexandre Astier, mise en scène Jean-Christophe Hembert, Au Théâtre du Rond Point du 5 avril au 13 mai 2012, durée 1h20
Avis en alexandrins (ou presque)
Paraît-il que la pluie nous transperce le cœur,
Mirez mon sourire mes amis : ma joie demeure !
Hier, nous avons entonné les notes du temps,
Clavecin, viole de gambe, dansez maintenant !
Des ombres pour mieux saisir le fantôme de Bach,
Une diction magique, un élan dionysiaque,
Nous percevons sauvagement l'ultime tristesse,
D'un homme vertueux, virtuose rempli d'ivresse.
Les pleurs sont le rythme d'un hommage continu
Où la malice règne d'une plume absolue.
Dans l'intervalle du monde, nous percevons
L'artiste, sa trace pure, le murmure de son aplomb.
Nos battements se suspendent lorsque la nuit tombe,
Une voix nous ranime, personne ne succombe.
Les corps bruts se parlent pour mieux se confesser
Le génie fugue, le génie fouille : il est Astier.
